Cet article dénonce le parachute doré donné par Mark Carney aux promoteurs immobiliers.
Le 25 juin dernier, Carney annonçait l’achat en masse de condos invendus en Colombie-Britannique. Cette mesure présentée comme une mesure sociale pour créer du logement « social » est en réalité un plan de sauvetage des promoteurs et spéculateurs, alors que les travailleurs et les travailleuses peinent de plus en plus à se loger dignement.
Sauvons les capitalistes !
Depuis 2022, les unités de condos à Vancouver et à Toronto voient leur prix de vente baisser et les ventes ont commencé à diminuer également. Devant ce retournement du marché, le gouvernement fédéral intervient pour protéger le capital : l’État doit s’assurer que les promoteurs restent profitables. Non seulement l’État intervient dans le marché, mais il le fait POUR le marché. Il s’agit du même marché qui ne fonctionne pas pour loger tout le monde ! L’État qui donne un parachute doré aux promoteurs et qui laisse de côté le reste de la population n’est pas une anomalie ou un hasard; c’est comme ça que le capitalisme fonctionne. L’État viendra toujours sauver les capitalistes en temps de crise… avec votre argent s’il le faut.
Le capitalisme ne peut pas loger
Les promoteurs ne construisent pas pour la population; ils produisent des marchandises destinées à faire du profit. Répondre aux besoins sociaux ne fera jamais partie des objectifs des capitalistes. Bien que certains commentateurs ou officiels gouvernementaux tentent de nous faire croire que les promoteurs font partie de la solution, les profits et la spéculation restent leurs objectifs. De son côté, l’État ne cherche qu’à préserver les profits et stabiliser le marché pour les capitalistes. Sous le capitalisme, au meilleur de son fonctionnement, on se retrouve avec des logements vides et une population mal logée, voire à la rue.
La fin du logement comme une marchandise
Tant que le profit fera partie de l’équation et que les logements seront produits pour le marché, nous ne pourrons pas répondre à la crise du logement et loger adéquatement tout le monde. À court terme, nous devons faire pression activement pour que des logements soient construits hors du marché – si nous utilisons des fonds publics, ce sera pour répondre à des besoins vitaux. À long terme, nous devons socialiser les logements, planifier démocratiquement les villes de demain et mettre fin à la spéculation immobilière. Seul un renversement du capitalisme peut nous sauver définitivement des loyers exorbitants, des évictions et de la rue.
Réglons la crise du logement une bonne fois pour toute ! Socialisons les logements !

