La journée va être (plus) chaude : la transition écologique entre les changements climatiques et les guerres

Face aux changements climatiques engendrés par le capitalisme et aux vagues canicules meurtrières qui les accompagnent un choix s’impose : ou bien la militarisation de l’économie pour tenter de sauver le capitalisme, ou bien la transition écologie et la sortie du capitalisme.

L’arrivée de l’été montre encore une fois, avec plus de force, les défis et les dangers que le réchauffement climatique pose à l’échelle globale. En Europe, on assiste chaque année à des vagues de chaleur de plus en plus intenses : en juin 2026, les températures maximales dans le continent européen ont été plus hautes, jusqu’à 12 degrés Celsius de plus, en comparaison aux moyennes annuelles. Ce réchauffement extrême a déjà produit dans plusieurs pays une augmentation des décès à cause de la chaleur. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, au cours du mois de juin 2026, plus de 1300 décès liés à la chaleur ont été enregistrés dans différents pays européens. Les températures extrêmes endommagent aussi les infrastructures civiles et logistiques, en plus de et produire des blackouts dans les villes.

Au Canada aussi, on voit comment le changement climatique et le réchauffement global produisent des conséquences à différents niveaux. Le rapport Le Canada dans un climat en changement du gouvernement canadien avait déjà prévu en 2023 que, dans tous les scénarios des émissions pris en considération, les températures auraient augmenté deux fois plus que la moyenne globale. De la même façon, la fréquence des températures et des précipitations extrêmes augmente, pendant que l’étendue et la masse de la cryosphère diminuent de plus en plus. Même si les conséquences de ces phénomènes sont moins prononcées ici qu’en Europe, les mêmes risques pour la santé existent, tandis que la possibilité que des événements météorologiques extrêmes arrivent demeure. En plus, les répercussions seront plus sévères pour les secteurs de la population plus vulnérables comme, entre autres, les peuples autochtones qui voient leurs traditionnels modes de vie mis en danger par le changement climatique.

Tout cela, il faut le répéter, se produit à cause d’un système économique et productif basé sur les combustibles fossiles et sur un capital qui n’est pas enclin à s’arrêter même devant de la misère humaine et environnementale. Les promesses de transition vers une économie plus verte et renouvelable de l’Agenda 2030 et des sommets pour le climat, on a raison de les reconnaître maintenant comme des mots au vent. Dans un système global qui descend vers le chaos, la transition écologique s’écarte de la réalité, en étant dominée par les projets impérialistes des grandes puissances. La guerre devient le moyen principal pour assurer la réussite de ces politiques impérialistes, qui sont souvent liées au contrôle des ressources énergétiques. L’existence d’une armée forte et efficiente devient enfin la condition principale pour ce but, un fait qui produit une reconversion de l’économie vers le secteur militaire. On le voit au Canada avec le projet d’expansion d’une usine de General Dynamics à Valleyfield qui est impliquée dans des activités polluantes.

Il faut prendre position contre la guerre impérialiste et la militarisation de la société et lutter à côté des ouvriers et des étudiants en favorisant l’auto-organisation et l’autonomie de la classe ouvrière. On ne peut pas déléguer la gestion de la crise environnementale à des pays bellicistes qui font de la guerre leur but. On doit revendiquer une écologie des peuples par les peuples et l’abolition des armées. On doit lutter pour une transition écologique qui mette au centre le bien-être des peuples et la coexistence avec l’environnement dans le cadre de la planification de la production.

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