Élections 2026 : Peu importe le parti austérité garantie

Les élections de 2026 approchent, mais aurons nous réellement un choix sur la politique future? CAQ, PQ ou PLQ, peu importe le parti qui prendra le pouvoir, nous semblons condamnés à voir l’une ou l’autre des factions de la bourgeoisie exercer le pouvoir et appliquer à coup sûr une nouvelle vague d’austérité dont la classe ouvrière sera la première victime.

La Coalition Avenir Québec : fin de règne pour un parti à bout de souffle

Parvenue au pouvoir en 2018 avec la promesse de rompre avec l’austérité libérale des années Couillard, la CAQ, et c’est le moins qu’on puisse dire, n’a pas du tout respecté ses promesses. Après un premier mandat fait de réinvestissements de façades (consistant à réinvestir moins que ce que les libéraux avaient coupé) et d’une gestion catastrophique de la pandémie avec 21 844 décès, le second mandat de la CAQ opte clairement pour le virage austéritaire. La CAQ envisage de licencier 6000 fonctionnaires, et le budget 2026-2027 représente une baisse de 2,6 milliards $ dans les services sociaux par rapport à l’inflation. À cela, il faut ajouter les scandales de Northvolt, Stablex et SAAQClic où le gouvernement caquiste a perdu des milliards en cadeaux aux entreprises. Enfin, la passivité totale de la CAQ face à la crise du logement ou la crise environnementale montre clairement les priorités de ce parti : enrichir la bourgeoisie en saccageant la planète et en exploitant toujours davantage la classe ouvrière. Sa gestion catastrophique de l’économie, ainsi que l’impopularité grandissante de la CAQ ont culminé dans la démission de François Legault, face à l’échec électoral imminent.

Parti Québécois : parti bourgeois !

Grand favori dans les sondages, le Parti Québécois a de bonnes chances de reprendre le pouvoir, mais mettra-t-il fin au cycle d’austérité ? Rien n’est moins certain. Historiquement, le PQ a appliqué l’austérité aussi férocement que tous les autres partis. On se souviendra des mesures d’austérité de 1982, où le gouvernement Lévesque coupa les salaires des employés par 1/5e (20%) du jour au lendemain, en réprimant la contestation à grand coup de lois matraques, forçant le retour au travail. De même, le gouvernement de Lucien Bouchard (1996-2001), avec sa politique de « déficit zéro », a multiplié les coupures austéritaires, allant jusqu’à licencier 50 000 postes de fonctionnaires. Enfin, le gouvernement Marois (2012-2014) a continué d’appliquer l’austérité à travers une combinaison de coupures et de hausses de tarifs. Le Parti Québécois a-t-il changé ? S’il est en apparence « plus indépendantiste » (et seulement « en apparence »), le PQ de Paul Saint-Pierre Plamondon est toujours aussi capitaliste et néolibéral qu’auparavant. Dans son fameux « Livre bleu », il dit vouloir « favoriser un environnement propice à l’entreprenariat » (p.210). Comment ? En prenant l’argent qu’Ottawa nous vole… pour le donner aux capitalistes ! Le PQ nous explique que le « Québec indépendant aura tout avantage à offrir une fiscalité avantageuses aux entreprises ». Son projet est de récupérer l’argent des impôts fédéraux pour octroyer des baisses d’impôts aux entreprises et ainsi attirer les investissements de capitaux, autrement dit, les capitalistes. Difficile de parler d’indépendance dans de telles conditions.

Parti Libéral : au service du capital !

Le Parti Libéral est le parti de la bourgeoisie par excellence. Sa politique pourrait se résumer à « vendre la peau du prolétariat pour mieux en récolter les miettes ». Toute sa politique consiste à se plier aux exigences du capital international en abaissant les salaires, en déréglementant l’économie, en détruisant le code du travail et les protections environnementales, en exemptant les bourgeois et les entreprises d’impôts tout en taxant le peuple pour financer ces mêmes entreprises. De Bourassa à Couillard en passant par Charest, le Parti Libéral a toujours été le parti du capital ! Le Parti Libéral est également le parti de l’austérité par excellence, avec plus de 3,7 milliards $ de coupures rien que sous la première année (2015-2016) du dernier gouvernement Couillard ! Le PLQ lui non plus n’a pas changé: sous le bien nommé Charles Milliard, il reste le parti des milliardaires, le parti de la bourgeoisie !

Pour briser le cycle de parti bourgeois : il nous faut un parti de classe

La situation politique dans laquelle nous nous trouvons possède toutes les caractéristiques d’un cercle vicieux: les partis changent, mais la politique, et surtout la politique économique, elle, reste exactement la même, toujours plus d’austérité, mois de services sociaux (hôpitaux, écoles, etc.) et des conditions d’existence toujours plus misérables pour la classe ouvrière. Or, si la politique et le résultat restent toujours les mêmes, c’est parce que tous ces partis sont des partis bourgeois ! Ils représentent chacun une faction de la bourgeoisie, (plus ou moins adossées sur l’appareil étatique québécois ou sur l’impérialisme mondial), mais la bourgeoisie quand même. Pour rompre avec le cycle vicieux des partis bourgeois, il est nécessaire d’œuvrer à l’élaboration d’un parti de classe qui représente non plus les intérêts de factions de la bourgeoisie, mais les intérêts historiques de l’ensemble du prolétariat. Un parti qui soit organisé non pour la prise de pouvoir électoral, mais pour la conquête révolutionnaire du pouvoir. C’est pourquoi nous avons fondé la Ligue Marxiste Révolutionnaire Québécoise (LMRQ), afin que la classe ouvrière puisse opposer sa politique prolétarienne communiste à la politique bourgeoise capitaliste !

Camarades rejoignez-nous ! Ensemble, renversons la bourgeoisie !

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