Catégorie : Nos actions

Cette section contient tout les articles sur les actions de la Ligue Marxiste Révolutionnaire Québécoise (LMRQ)

  • 250 ans des USA : Manifestation contre l’impérialisme américain

    Résumé de la manifestation anti-impérialiste qui s’est tenue le 4 juillet 2026 à Montréal pour dénoncer l’impérialisme américain et le trumpisme.

    Samedi 4 juillet 2026 à Montréal, les camarades de la Ligue Marxiste Révolutionnaire Québécoise (LMRQ) ont pris part à la manifestation contre les États-Unis, à proximité du consulat américain sur la rue Sainte-Catherine. Bien que réunissant peu de manifestants, la manifestation a quand même réussi à prendre la rue et à bloquer les artères automobiles du boulevard René Lévesque et de la rue Sainte-Catherine. Les manifestants ont reçu le soutien des passants, qui entonnaient des slogans avec eux, le tout dans une ambiance très festive.

    L’impérialisme américain plus féroce que jamais

    Cette manifestation prenait place le jour même de la fête nationale américaine, pour s’opposer aux commémorations chauvines et nationalistes qui étaient organisées par les trumpistes au même moment de l’autre côté de la frontière. Au défilé militaire trumpiste répondait cette manifestation populaire pour rappeler la nature belliciste et impérialiste des États-Unis, qui se sont construits sur des guerres, ainsi que sur le génocide des peuples autochtones.

    Il est important de s’opposer à l’impérialisme américain, surtout en cette année 2026 qui aura été marquée par les interventions militaires américaines contre le Vénézuéla et contre l’Iran, et alors que la menace d’une nouvelle intervention militaire américaine plane encore sur Cuba.

    Face à l’impérialisme américain, nous ne nous laisserons pas faire ! La résistance s’organise ici comme partout à travers le monde, y compris aux États-Unis eux-mêmes, dans les rangs de la classe ouvrière.

    L’impérialisme américain sera vaincu ! Ensembles, enrayons la machine de guerre américaine !

  • Crise du logement : manifestation pour le droit au logement

    En ce 1er juillet 2026, des centaines de manifestants se sont réunis pour protester contre la crise du logement actuelle.

    Ce 1er juillet 2026 à Montréal, les camarades de la Ligue Marxiste Révolutionnaire Québécoise (LMRQ) ont participé à la manifestation contre le prix élevé du loyer. La manifestation était organisée par la Coalition contre le logement cher (la COLOC) et a réuni plusieurs centaines de manifestants.

    Les manifestants réclamaient : 1) un véritable contrôle sur les loyers, autrement dit, un gel des loyers et une limitation des prix. 2) la création de plusieurs logements sociaux: les logements « abordables » n’étaient pas considérés comme une solution satisfaisante, il faut donc des logements qui soit réellement hors-marchés. 3) l’application du droit au logement tel qu’il est sensé être garanti par la charte des droits et libertés.

    La manifestation partait du métro l’Assomption pour dénoncer le projet PPU-Assomption-Nord, un méga-projet de développement de condos comprenant déjà environ 7000 unités de construites sur 12 000 de prévues, parmi lesquelles seulement 300 unités consacrées au logement social (dont aucune n’est encore construite). Ce projet est emblématique de l’embourgeoisement des quartiers populaires de l’est de Montréal. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers le Tribunal Administratif du Logement (TAL), qui a été dénoncé comme un complice des propriétaires et comme un responsable de la crise du logement. Un déménagement sauvage a été organisé devant les bureaux du TAL, où ceux qui n’ont pas trouvé de logement cet été sont venus déposer leurs meubles pour déménager devant le TAL.

    La manifestation s’est terminée avec une fête au Parc Maisoneuve avec nourriture et spectacles pour tous les manifestants.

    La crise du logement, c’est la faute du capitalisme

    La racine de la crise du logement, c’est le capitalisme. Transformé en simple marchandise, le logement n’est plus un besoin matériel à combler, mais une source intarissable de profits. La spéculation immobilière est le principal symptôme de cette crise. Les capitalistes construisent non pas pour répondre aux besoins de se loger, mais uniquement pour produire de la valeur. Peu importe que les logements soient occupés, ce qui compte c’est qu’ils constituent une valeur refuge pour les investissements capitalistes, et, surtout, que les prix augmentent. On peut ainsi s’enrichir en investissant dans l’immobilier sans créer de logement abordable, mais simplement en spéculant sur le cours de la valeur immobilière. Autrement dit, en achetant à bas prix et en revendant beaucoup plus cher. On peut même éponger les pertes de loyer en déductions d’impôts entretemps.

    Les propriétaires ne sont qu’une classe de rentiers parasites, ils se contentent d’encaisser de l’argent sous forme de loyer sans rien produire en retour. C’est pourquoi il faut en finir avec cette classe de vampires en expropriant les propriétaires, du premier jusqu’au dernier.

    Le socialisme est la meilleure solution pour régler la crise du logement. Avec le socialisme, nous pourrons planifier démocratiquement l’économie et ainsi répondre directement aux besoins de la population, et non pas pour générer des profits. Un vaste plan de construction de logement sociaux gratuits et confortables pourrait immédiatement être mis en place sous le socialisme et ainsi régler la crise du logement.

    Le droit au logement passe par le socialisme !

  • S’ils touchent à l’un d’entre nous (Cinéma sous les étoiles)

    Le 30 juin 2026 au Parc du Pélican, la Ligue Marxiste Révolutionnaire Québécoise a tenu une projection de S’ils touchent à l’un d’entre nous (2024) film de Révolution Permanente sur la lutte pour la réintégration de Christian Porta, militant syndicaliste à la boulangerie industrielle de Neuhauser.

    Plus de 100 personnes étaient réunies au Parc du Pélican à Montréal ce mardi 30 juin pour assister à la projection de S’ils touchent à l’un d’entre nous, sur la lutte pour la réintégration de Christian Porta. L’événement était organisé par la Ligue Marxiste Révolutionnaire Québécoise (LMRQ) avec Cinéma Sous les Étoiles et le Conseil Central du Montréal Métropolitain de la CSN (CCMM-CSN). Un franc succès qui témoigne de l’intérêt pour les récits de luttes ouvrières victorieuses.

    Une histoire de la lutte des classes

    On a vraiment que bataillé, l’histoire des Neuhausers c’est une histoire de la lutte des classes à échelle locale

    Christian Porta

    S’ils touchent à l’un d’entre nous raconte l’histoire de Christian Porta, syndicaliste combatif, à la boulangerie industrielle de Neuhauser à Foschviller en Moselle. Depuis 2016, celui-ci anime le syndicat CGT de l’usine, menant bataille sur bataille contre la Loi travail, pour les augmentations de salaire, pour de meilleurs horaires de travail. Le film présente également ses camarades du syndicat, un des syndicats les plus combatifs de l’industrie agroalimentaire regroupant derrière lui plus de 74% des travailleurs.

    Face à eux, le groupe Invivo, immense trust capitaliste qui se présente faussement comme une «coopérative», mais qui a tous les traits des grandes multinationales capitalistes. Géant de l’agro-business, le groupe possède plusieurs filiales (Jardiland, Gamm vert, etc.) dans de nombreux domaines. Exploitant aussi bien la moitié des agriculteurs de France que les travailleurs du tiers-monde (le groupe possède des malteries en Afrique où les travailleurs gagnent 25 à 30 euros par mois !), il s’agit d’une véritable pieuvre capitaliste ayant aussi bien des tentacules dans chaque industrie que dans chaque pays.

    En février 2024, alors qu’il se prépare à une nouvelle grève, Christian Porta apprend qu’il va être licencié. Motif : on lui reproche de «harceler» les cadres sous prétexte qu’il fait respecter le code du travail. Le véritable motif est politique, on cherche à réprimer ce militant combatif non pas pour une faute professionnelle, mais pour son engagement politique. À travers lui, c’est tout le syndicat qu’on cherchent à détruire.

    Face à cette injustice, les camarades de Christian se mobilisent en solidarité et créent un comité de soutien. Alors que celui qui les a si bien défendus est victime d’une injustice, c’est désormais au tour des camarades de se mobiliser pour le défendre. Face à ce licenciement abusif, ils comprennent que si on peut renvoyer quelqu’un pour son engagement, alors plus aucun travailleur n’est à l’abri.

    Les actions se succèdent : réunions, manifestations, débrayages et actions directes contre Neuhauser. La lutte porte ses fruits et les tribunaux rendent une première décision : le licenciement de Christian est illégal, il doit être réintégré. Mais Invivo ne l’entend pas de cette oreille, et un second licenciement illégal est effectué.

    Le ton monte d’un cran et les travailleurs et travailleuses décident alors de bloquer toute l’usine. La bataille finit par payer. Christian Porta est réintégré et Invivo condamné à payer plus de 500 000 euros d’amende.

    Des leçons importantes

    Ce film parle de la lutte des classes, de la répression patronale et de la solidarité ouvrière comme antidote face à cette répression. C’est un film extrêmement touchant, on y voit transparaître l’affection de Christian pour ses collègues de travail et ses camarades de lutte et tout l’affection qu’ils lui portent en retour. C’est un hymne à la classe ouvrière ainsi qu’au pouvoir de la lutte. Toutes ses qualités font que le film mérite amplement d’être vu, mais il vaut également le coup d’œil pour les importantes leçons qu’il nous enseigne à propose de la lutte des classes.

    Seule la lutte paie : Cette phrase est prononcée à la fin du film et elle le résume assez bien. Si les travailleurs de l’usine ne s’étaient pas mis en lutte pour soutenir Christian, alors celui-ci aurait perdu son emploi et n’importe lequel d’entre eux aurait pu être renvoyé à son tour. La seule chose qui nous protège contre l’arbitraire des patrons, c’est la lutte. La loi seule reste impuissante, les patrons peuvent la violer s’ils sont suffisamment téméraires, comme le montre bien le film. Mais face à la résistance de l’ensemble de la classe ouvrière, ils ne peuvent rien faire.

    L’union fait la force : Cette leçon, c’est tout le sens du titre du film, s’ils touchent à l’un d’entre nous, alors nous sommes tous touchés. Ce principe doit être au cœur de la solidarité ouvrière. Le film montre bien comment chacun se sent directement concerné par l’injustice vécue par Christian, comme s’il la subissait personnellement. La solidarité ouvrière est de mise, non seulement entre tous les ouvriers d’une même usine, mais également entre les ouvriers des différentes usines. Le film souligne cet aspect à travers le soutien apporté à la grève des Neuhausers par les autres syndicats de la région, ainsi que par la question de l’internationalisme (qu’il s’agisse de la solidarité avec les travailleurs et travailleuses d’une usine tunisienne, ou avec la question des travailleurs éthiopiens exploités par les mêmes capitalistes).

    Ce sont les patrons qui ont besoins des ouvriers et non l’inverse : Les bourgeois ont besoin des prolétaires pour travailler et pour produire. Les capitalistes avancent peut-être les capitaux de départ, mais le capital ne produit pas tout seul, il a besoin d’acheter du travail pour pouvoir fructifier. Et le capital n’est lui même que du travail accumulé par le passé, comme Marx nous l’enseigne si bien. Dans le film, cette leçon nous est notamment présentée par la grève, qui est précisément déclenchée « pour rappeler aux patrons que sans nous l’usine elle tourne pas », comme le dit l’un des camarades de Christian. Sans ouvriers pour travailler, les patrons sont bien obligés de céder et de réintégrer Christian.

    Un film à voir absolument

    Pour son aspect émouvant, pour l’importance cruciale des thèmes qu’il aborde et pour les importantes leçons qu’il nous enseigne, S’ils touchent à l’un d’entre nous mérite amplement votre attention.


    Si vous n’avez pas vu ce film, vous devez absolument le voir !

  • Socialisme et indépendance

    Résumé de notre conférence du 26 juin 2026 sur le marxisme et les luttes de libération nationale.

    Vendredi 26 juin dernier, la Ligue Marxiste Révolutionnaire Québécoise (LMRQ) tenait une conférence intitulée Socialisme et indépendance : le marxisme et les luttes de libération nationale en compagnie du Collectif Alouette. Cette conférence, qui a été un franc succès, a attiré des dizaines de personnes. Nous livrons ici un bref résumé de la conférence à partir des quatre questions qui ont été posées.

    Quels sont les liens entre socialisme et indépendance ?

    Au cours de la conférence, il a d’abord été précisé que les liens entre socialisme et indépendance du Québec relèvent de la nature particulière du développement du capitalisme au Canada. En effet, le capitalisme au Québec ne s’est pas développé à la suite de l’émergence d’une bourgeoisie endogène (d’une bourgeoisie québécoise), mais à la suite de l’importation massive de capitaux britanniques sur le sol québécois. Or, ce développement particulier du capitalisme au Canada a eut pour effet une prolétarisation massive des artisans et paysans canadiens français et l’enrichissement d’une classe de capitalistes anglophones. Cela donne une coloration nationale à la lutte des classes au Québec, dont la revendication du droit de travailler en français est un bon exemple.

    Pourquoi la lutte de libération nationale passe par le socialisme ?

    Premièrement, il a été évoqué que seule l’analyse marxiste permet de justifier la lutte de libération nationale du peuple québécois puisqu’il s’agit d’une révolte contre l’impérialisme anglo-américain. La domination du capital anglo-américain sur l’économie québécoise fait subir une exploitation à la classe ouvrière québécoise. Lorsque l’impérialisme américain exporte ces capitaux au Québec, il ne le fait pas pour créer des emplois, mais pour tirer des profits (de la plus-value en terme marxiste). Ainsi, si une partie de nos journées de travail sont consacrée à produire l’équivalent de nos salaire, la plus grande partie est consacrée à générer des profits pour des capitalistes étrangers. Ce fait donne une dimension nationale à la lutte des classes, mais également une dimension de classe à la lutte de libération nationale. Or, ce fait est n’est rendu visible que par la théorie marxiste.

    La théorie marxiste permet également de trouver les forces sociales qui sont capables de mener ces transformations. Le prolétariat, classe à la fois la plus nombreuse et la plus indispensable au fonctionnement de l’économie capitaliste, est la seule classe capable de réaliser la tâche de libération nationale québécoise. Qu’il s’agisse de faire l’indépendance par un référendum ou par la révolution, dans les deux cas, la mobilisation de la classe ouvrière sera indispensable. À la fois parce qu’elle constitue la majorité de la population nécessaire à l’obtention d’une majorité référendaire et parce qu’elle constitue la seule classe révolutionnaire.

    Mais il est clair que l’indépendance réelle ne peut être conquise que par la révolution. L’indépendance référendaire que nous propose la bourgeoisie, c’est celle d’une indépendance sur le papier qui ne remet aucunement en cause la domination de l’impérialisme anglo-américain. C’est une indépendance qui ne peut être que négociée main dans la main avec l’impérialisme. Or, il est peu probable que la bourgeoisie impérialiste anglo-américaine accepte le résultat d’un référendum gagnant. Il est plus probable que l’État capitaliste canadien ait recours à la violence pour faire annuler les résultats du référendum (exactement comme en Catalogne) et déclenche la loi sur les mesures de guerre (comme en Octobre 1970). Autrement dit, même un référendum gagnant conduirait nécessairement à une situation révolutionnaire et à la nécessité d’une révolution. On ne peut cependant pas passer du jour au lendemain d’une stratégie référendaire à une stratégie révolutionnaire. La révolution doit être préparée de longue date, d’où la nécessité d’un parti révolutionnaire.

    Quels sont les exemples de luttes de libération nationales menées par des socialistes ?

    Historiquement, la plupart des luttes de libération nationales victorieuses ont été menées par des socialistes. Plusieurs d’entre elles ont été mentionnées au cours de la conférence, même s’il était de l’avis général que ces luttes n’ont pas été des succès sur le long terme et que beaucoup d’entre elles ont donné naissance à des régimes plus bureaucratiques que prolétariens, plus staliniens que communistes.

    Parmi les exemples cités, plusieurs luttes de décolonisation ont été évoquées. Le Vietnam a été le principal exemple cité1 de lutte de libération nationale mélangeant socialisme et indépendance. Les luttes de décolonisation des anciennes colonies portugaises (Angola, Mozambique, Cap-Vert) ont également été mentionnées comme exemples de luttes de libération nationale menées par des mouvements socialistes2. Avec pour spécificité que ces luttes ont été menées par les peuples des colonies, ainsi que par la classe ouvrière de la métropole (du Portugal) puisque les luttes anticoloniales ont débouché sur la Révolution des œillets de 1974.

    On a également évoqué Cuba comme un exemple intéressant puisqu’il s’agissait d’un pays formellement indépendant, mais qui a eu à accomplir une réelle lutte de libération nationale, suivie d’une expropriation généralisée des capitalistes américains pour pouvoir se libérer réellement de l’impérialisme.

    Il a également été fait mention de nombreux mouvements de libération nationale qui, sans avoir été victorieux, avaient une importante composante socialiste, comme le mouvement basque avec l’ETA, l’Irlande du Nord et la Palestine.

    L’exemple des Kurdes a également été mentionné comme un exemple plus contemporain de lutte mêlant socialisme et libération nationale.

    Comment intégrer le socialisme à la lutte pour l’indépendance québécoise ?

    Il a d’abord été mentionné que, si l’on a une vision matérialiste de l’histoire, force est de constater que toutes les révolutions dans l’histoire du Québec, ou toutes les situations révolutionnaires, se sont faites en lien avec la question nationale. Que l’on pense à la révolution des patriotes de 1837-1838, à la révolution tranquille, à la crise d’Octobre, ou à la grève générale de mai 1972. Il est donc clair que cette question jouera un rôle crucial dans toute révolution future.

    Il est néanmoins important d’avoir une vraie stratégie révolutionnaire qui sache allier socialisme et indépendance. Pour la Ligue Marxiste Révolutionnaire Québécoise, il s’agit de la révolution permanente. La question nationale doit être un accélérateur de la révolution socialiste québécoise qui doit elle même être un déclencheur de la révolution internationale à l’échelle de l’Amérique du Nord. La lutte de libération nationale québécoise ne peut être accomplie que par le prolétariat québécois. Mais le prolétariat ne se limitera pas à une révolution nationale purement démocratique et formelle, il mettra immédiatement en place des mesures socialistes (expropriation, planification, contrôle ouvrier). De même, la révolution québécoise ne doit pas se limiter au « socialisme dans une seule province », la révolution doit se faire en permanence, se prolonger d’un pays à l’autre, jusqu’à devenir internationale.

    Un événement qui fut un succès

    En conclusion, cette conférence aura permis d’approfondir beaucoup de questions concernant les liens entre lutte des classes et lutte de libération nationale. Elle nous aura permis de voire en quoi la lutte pour le socialisme passe par l’indépendance et en quoi l’indépendance passe par le socialisme. Nul doute que cette conférence aura eu des effets bénéfiques dans un sens comme dans l’autre.

    1. On doit néanmoins critiquer les compromis de la direction stalinienne et d’Ho-Chi-Minh avec l’impérialisme français, que ce soit en 1936, où l’indépendance était mise de côté en soutien au front-populaire, ou 1945, où il permit le retour des français qui avait été chassés par la seconde guerre mondiale. ↩︎
    2. Là encore avec un certain nombre de critiques puisque ces mouvements ont rapidement renoncé au socialisme pour pactiser avec l’impérialisme une fois les indépendances acquises. ↩︎
  • Manifestation contre l’expansion de General Dynamics à Valleyfield

    Samedi 30 se tenait à Valleyfield une manifestation pour protester contre l’expansion de l’usine de General Dynamics, complice du génocide en Palestine, par l’envoi d’armes et d’obus à l’armée israélienne.

    Le capitalisme a déjà démontré que pour ce qui est de la planification il est seulement capable d’épuiser les forces productives dans l’intérêt de la guerre

    Léon Trotsky

    Samedi 30 mai les camarades de la Ligue Marxiste Révolutionnaire Québécoise (LMRQ) se sont rendus à la manifestation organisée à l’appel de Genocide Dienamycs pour s’opposer au projet militaire d’expansion de l’usine d’armement de General Dynamics à Valleyfield. La manifestation avait pour but de dénoncer la complicité de l’usine dans le génocide en Palestine, puisqu’elle fabrique les obus de 150mm qui sont employés par l’armée israélienne pour tuer des civils hommes, femmes et enfants. Il s’agissait aussi de dénoncer le caractère extrêmement polluant du projet, puisque l’usine procède à des incinérations à ciel ouvert extrêmement toxiques pour les habitants de Valleyfield.

    Une manifestation dynamique

    La manifestation s’est déroulée en après-midi entre 14h et 16h, à Valleyfield. Elle regroupait des manifestants locaux, ainsi que des manifestants venus de Montréal en solidarité avec les habitants de Valleyfield victimes de la pollution et avec les palestiniens victimes des obus produits par General Dynamics. La manifestation a commencé avec les discours des organisateurs, qui ont mis l’accent sur la complicité sordide du Canada dans le génocide à Gaza, dont l’usine de munitions de Valleyfield est un exemple frappant et indéniable. Les groupes environnementaux locaux ont également pris la parole pour dénoncer la nature polluante du projet, la contamination des sols et les émanations toxiques.

    La manifestation s’est ensuite poursuivie dans les rues des quartiers résidentiels de Valleyfield avant de se rendre à l’usine. Les manifestants ont été bien accueillis par les habitants de Valleyfield, dont certains n’étaient pas encore au courant du projet d’extension ni des projets d’incinération d’explosifs à ciel ouvert. La manifestation aura donc permis de faire connaître l’enjeu aux résidents locaux. Certains d’entre eux ont même fini par se joindre à la manifestation!

    Après avoir marché dans les rues des quartiers de Valleyfield la manifestation s’est arrêtée devant les grilles de l’usine pour protester. Là, plusieurs autres discours ont étés tenus pour dénoncer la militarisation de l’économie, pour dire que ce projet ne pouvait pas être fait en notre nom et pour réclamer la démilitarisation de l’usine et la reconversion de sa production afin de servir les intérêts de la population.

    Cette manifestation n’était qu’une première étape, et la mobilisation se poursuivra afin de bloquer ce projet nocif, toxique, polluant, militariste, impérialiste et génocidaire.

    Ce n’est qu’un début, continuons le combat !