Crise du logement : manifestation pour le droit au logement

En ce 1er juillet 2026, des centaines de manifestants se sont réunis pour protester contre la crise du logement actuelle.

Ce 1er juillet 2026 à Montréal, les camarades de la Ligue Marxiste Révolutionnaire Québécoise (LMRQ) ont participé à la manifestation contre le prix élevé du loyer. La manifestation était organisée par la Coalition contre le logement cher (la COLOC) et a réuni plusieurs centaines de manifestants.

Les manifestants réclamaient : 1) un véritable contrôle sur les loyers, autrement dit, un gel des loyers et une limitation des prix. 2) la création de plusieurs logements sociaux: les logements « abordables » n’étaient pas considérés comme une solution satisfaisante, il faut donc des logements qui soit réellement hors-marchés. 3) l’application du droit au logement tel qu’il est sensé être garanti par la charte des droits et libertés.

La manifestation partait du métro l’Assomption pour dénoncer le projet PPU-Assomption-Nord, un méga-projet de développement de condos comprenant déjà environ 7000 unités de construites sur 12 000 de prévues, parmi lesquelles seulement 300 unités consacrées au logement social (dont aucune n’est encore construite). Ce projet est emblématique de l’embourgeoisement des quartiers populaires de l’est de Montréal. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers le Tribunal Administratif du Logement (TAL), qui a été dénoncé comme un complice des propriétaires et comme un responsable de la crise du logement. Un déménagement sauvage a été organisé devant les bureaux du TAL, où ceux qui n’ont pas trouvé de logement cet été sont venus déposer leurs meubles pour déménager devant le TAL.

La manifestation s’est terminée avec une fête au Parc Maisoneuve avec nourriture et spectacles pour tous les manifestants.

La crise du logement, c’est la faute du capitalisme

La racine de la crise du logement, c’est le capitalisme. Transformé en simple marchandise, le logement n’est plus un besoin matériel à combler, mais une source intarissable de profits. La spéculation immobilière est le principal symptôme de cette crise. Les capitalistes construisent non pas pour répondre aux besoins de se loger, mais uniquement pour produire de la valeur. Peu importe que les logements soient occupés, ce qui compte c’est qu’ils constituent une valeur refuge pour les investissements capitalistes, et, surtout, que les prix augmentent. On peut ainsi s’enrichir en investissant dans l’immobilier sans créer de logement abordable, mais simplement en spéculant sur le cours de la valeur immobilière. Autrement dit, en achetant à bas prix et en revendant beaucoup plus cher. On peut même éponger les pertes de loyer en déductions d’impôts entretemps.

Les propriétaires ne sont qu’une classe de rentiers parasites, ils se contentent d’encaisser de l’argent sous forme de loyer sans rien produire en retour. C’est pourquoi il faut en finir avec cette classe de vampires en expropriant les propriétaires, du premier jusqu’au dernier.

Le socialisme est la meilleure solution pour régler la crise du logement. Avec le socialisme, nous pourrons planifier démocratiquement l’économie et ainsi répondre directement aux besoins de la population, et non pas pour générer des profits. Un vaste plan de construction de logement sociaux gratuits et confortables pourrait immédiatement être mis en place sous le socialisme et ainsi régler la crise du logement.

Le droit au logement passe par le socialisme !

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